lundi 15 septembre 2025

 


Après l’effondrement dû à la COVID, le nombre de fête médiévales organisées augmente à nouveau, mais après le confinement, les attentes des bénévoles ont changé. Il y a moins d’engagements réguliers, notamment chez les plus de 65 ans.

D’un côté, des visiteurs à la recherche d’extraordinaire, de l’autre, moins de bénévoles, il en résulte parfois un essoufflement au sein des médiéval locales. Serait-ce votre cas :

·         Votre public local semble se lasser ?

·         Souvent, vos visiteurs circulent, achètent un sandwich, regardent un spectacle… puis repartent ?

·         Les touristes choisissent des événements plus spectaculaires ou mieux situés ?

·         Vos bénévoles sont plus difficiles à mobiliser ?

·         La météo met à mal votre équilibre financier ?

·         Vos fêtes médiévales survivent d’année en année, mais sans réelle vision de croissance ?

Alors, les recommandations suivantes sont faites pour vous :

·         Levier 1. Partez des vrais problèmes que rencontrent vos visiteurs

·         Levier 2. Faites de votre fête une histoire vivante à vivre

·         Levier 3. Multipliez les micro-activités à petit prix

·         Levier 4. Concevez un parcours visiteur comme dans un parc de loisirs

·         Levier 5. Faites des exposants des partenaires, pas des loueurs de stand

·         Levier 6. Attirez des partenaires privés avec des offres gagnant-gagnant

·         Levier 7. Réduisez vos coûts sans sacrifier la qualité de votre fête médiévale

·         Levier 8. Faites des bénévoles des ambassadeurs fiers

·         Levier 9. Transformez la météo en opportunité plutôt qu’en menace

·         Levier 10. Racontez ce que les gens peuvent vivre, pas ce que vous montrez

Résultats de mes expériences depuis 10 ans que je travaille à l’organisation de fêtes médiévales, elles sont aussi valables pour d’autres évènements locaux.

Quel que soit la taille des fêtes organisées par des bénévoles d’un certain âge, qui n’ont plus envie ou plus la force de donner plus, l’objectif de ces leviers, c’est de minimiser les efforts et maximiser les revenus pour permettre à l’association d’atteindre ses objectifs (financement et projets sociaux-culturels).

Dans quel but l’avez-vous organisée ?

          Gagner en fréquentation ?

          Augmenter vos revenus ?

          Créer un lien fort avec votre territoire ?

          Attirer de nouveaux bénévoles ?

          Rendre votre fête mémorable et attendue chaque année ?

Dans les deux premiers cas, la stratégie est différente. En effet, si vous voulez attirer le maximum de monde, outre les investissements en communication, publicité, promotion, vous avez peut-être intérêt à faire des entrées moins chères.

Au contraire, si le but est de faire du bénéfice, vous attirez peut-être moins de monde, mais en augmentant les prix de l’entrée et des consommations, vous compensez la diminution du nombre de visiteurs par l’augmentation des revenus.

Mais je vous vois venir. Dans bien des cas et surtout lorsque c’est les premières années, vous cherchez les deux, surtout dans un contexte où le pouvoir d’achat des visiteurs est limité.

« On fait toujours comme ça » : le piège silencieux

Soyons francs : trop de fêtes médiévales se ressemblent. Même stands d’épées en bois, mêmes combats de chevaliers, même sandwichs tièdes… Et pourtant, chaque année, on remet ça, avec l’énergie des bénévoles et l’espoir que le soleil tiendra bon.

Le problème ? Le public, lui, a changé. Il veut vivre une expérience. Pas simplement flâner entre deux étals. Les familles veulent émerveiller leurs enfants. Les passionnés veulent apprendre. Les jeunes veulent participer. Les touristes veulent en parler. Pourtant, avec la présence de nombreux châteaux, les fêtes médiévales de campagne sont riches en authenticité et potentiel narratif comme le montre cette analyse des forces et faiblesses, mais limitées par leur manque de différenciation et de moyens.

Denis Chuit - Tous droits réservés

👉 Alors comment relancer la machine et transformer une fête médiévale locale en expérience incontournable pour petits et grands ? : Arrivez-vous à répondre aux attentes de votre public ?

Pour répondre à cette question il faut d’abord bien connaître sa cible et deuxièmement bien comprendre ses attentes. Je vous propose de prendre le problème d’un autre côté, en cherchant à comprendre quels sont leurs manques par rapport à ce genre de manifestation.

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Voici donc 10 leviers concrets, inspirés d’expériences réussies et faciles à adapter à vos moyens.

Levier 1. Partez des vrais problèmes que rencontrent vos visiteurs

Votre public semble se lasser ?

Le public d’aujourd’hui :

          Veut-il juste visiter ?

          Ou veut-il vivre une expérience ?

          Émerveiller ses enfants ?

          Apprendre en s’amusant ?

          Participer, interagir, créer des souvenirs ?

          Publier des photos sur les réseaux sociaux ?

Vos visiteurs ne reviennent pas ? C’est peut-être qu’ils savent déjà ce qu’ils vont voir. Même artisans, mêmes animations, mêmes sandwichs…

Exemples de problèmes fréquents : - Trop de stands « à regarder » et pas assez « à faire ». - Peu d’ombre, longues files, chaleur ou pluie mal gérées. - Budget serré : tout est trop cher ou trop court.

Astuce : mettez-vous à la place d’une famille avec deux enfants, 40 € de budget pour la journée, et aucune envie de faire 30 minutes de queue pour une crêpe. Qu’aimerait-elle vivre ?

Levier 2. Faites de votre fête une histoire vivante à vivre

Les touristes choisissent des événements plus spectaculaires ?

Pourquoi scénariser votre fête médiévale ? Parce que le public cherche de plus en plus à vivre une aventure comme ce qu’il vit dans les grands parcs d’animation. Parce que celle-ci favorise l’envie de la raconter à ses amis. Une fête, ce n’est pas un marché, c’est une expérience. Le château prépare-t-il sa défense ? Le dragon local réapparaît ? Louis XI doit arriver incognito ? Créez un scénario narratif qui donne du rythme.

Exemple : au château de Selles sur Cher, nous avons fait attaquer à nouveau le château par des vikings qui avaient été la raison de la construction du de ce monument.

Conseil : distribuez un livret de quête ou un passeport tamponné pour enfants, relié au scénario.

·         Introduisez des animations, des exposants participatifs : chasse au trésor médiévale, ateliers de blason, initiation à l’escrime mousse avec des cadeaux à la clé.

·         Mettez en scène des personnages vivants (gardes, troubadours, fous du roi) qui interagissent avec le public dans les allées.

·         Ensuite, il faut lier ce scénario au contexte. Demandez-vous si vous ne pouvez pas :

o   Associer des communautés qui s’intéressent aux mêmes thèmes (voir mon article sur l’importance des communautés thématiques).

o   Associer au scénario des partenaires publics ou privés qui trouveraient des avantages dans le cadre de leur marketing.

·         La façon dont on accueille les gens à l’entrée est aussi très importante pour déterminer leurs points de vue sur la fête médiévale.

·         Peut-être pour se différencier, convient-il de trouver un nom particulier, autre que fête médiévale ?

Votre fête médiévale a peut-être un but non lucratif, il n’empêche que vous devez penser marketing. C’est pourquoi, vous devez régulièrement analyser les attentes des visiteurs et penser votre parcours comme un film d’aventure. C’est d’ailleurs la méthode qu’emploient les parcs d’attractions qui réussissent.

Dans la prochaine partie, nous verrons comment :

·         Multipliez les micro-activités à petit prix ;

·         Concevoir un parcours visiteur comme dans un parc de loisirs.

Levier 3. Multipliez les micro-activités à petit prix

          La gratuité vous rassure… mais vous limite-t-elle ?

          Vaut-il mieux proposer tout gratuitement… ou multiplier les petites expériences à 2 € ?

          Un passeport enfants avec des tampons, c’est gadget… ou c’est malin pour déclencher des achats ?

          Vos visiteurs dépensent-ils trop… ou juste assez pour ne pas s’en rendre compte ?

          Une buvette sert-elle à se désaltérer… ou à vivre un moment théâtral ?

          Vaut-il mieux vendre discrètement… ou faire crier “soupe des chevaliers dans 10 minutes” ?

          Préférez-vous des achats planifiés… ou des impulsions joyeuses ?

Lorsque l’on est dans un contexte où le budget des visiteurs est serré comme actuellement, il vaut peut-être mieux proposer un spectacle plus populaire avec des billets d’entrée et multiplier des points de restauration moins chers, quitte à en partager la gestion avec d’autres associations, bien que cela soit les deux sources principales de revenus pour un organisateur.

Pourquoi ? Je m’explique. Lorsque vous passez avec vos enfants à côté d’un stand qui vend de la nourriture, vous avez une chance sur deux de céder à la tentation, mais lorsque vous passez à côté de beaucoup de points de restauration, vous multipliez autant les chances de consommer car vous êtes attirés. Avec des petits montants fréquents plutôt qu’un gros achat unique, vous intégrez naturellement la dépense dans le jeu et l’expérience. Vous créez une sensation de choix et de bonne affaire pour les visiteurs. Même avec un budget limité, les familles sortent du site en ayant dépensé progressivement, tout en ayant l’impression d’avoir contrôlé leurs coûts.

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Exemples efficaces : - Tir à l’arc, hache mousse, calligraphie : 2 € l’activité. - Dégustation d’hydromel, fromages anciens : 1 €. - Photo souvenir avec un chevalier : 3 €. Annonces de crieurs médiévaux : “Dans 10 minutes, la taverne propose la soupe des chevaliers pour 1 € !” Tombolas express (1 € le ticket, tirage plusieurs fois par jour).

💡 Et si quelques petites buvettes bien placées pouvaient booster vos recettes sans effort ?

En plaçant intelligemment de simples stands tenus par des associations partenaires – près des spectacles, des enfants ou à la sortie du château – vous captez les achats impulsifs de visiteurs assoiffés… sans mobiliser plus de bénévoles ! Ajoutez un peu d’ombre, quelques gobelets collectors et un crieur pour l’effet “soupe des chevaliers”, et les ventes s’envolent. Exemple : trois mini-buvettes rapportant chacune 5 % de consommation sur 600 visiteurs, c’est +20 % de revenus en plus, avec un minimum d’organisation. Vous fournissez les terminaux SumUp, les assos gèrent le reste... et tout le monde y gagne. Qui aurait cru qu’un peu de jus et d’hydromel bien placés pouvaient autant revitaliser vos finances ?

Bilan de la journée

  • Entrée + animations + restauration + souvenirs
    👉 Total dépensé : 58 € pour 4 personnes (≈ 14,5 € par personne), chiffre plus intéressant lorsque l’on a 1500 visiteurs.

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Résultat : les familles participent à tout, et vous augmentez vos recettes sans forcer.

Levier 4. Concevez un parcours visiteur comme dans un parc de loisirs

Vos visiteurs circulent, regardent un spectacle… puis repartent ?

  Vos visiteurs se perdent-ils dans la foule… ou suivent-ils une vraie quête ?

  Préférez-vous une visite libre… ou un parcours structuré avec des zones thématiques ?

  Les enfants viennent-ils consommer… ou collectionner leurs tampons pour un diplôme ?

Chaque mètre parcouru est-il une distance… ou une opportunité d’achat et de souvenir ?

Pourquoi ? Parce que si vous pensez la fête comme une aventure immersive et fluide, où chaque étape associe plaisir et opportunité d’achat, les visiteurs dépensent naturellement… en s’amusant toute la journée tient à un rythme bien pensé :

·         Entrée immersive avec pack famille (billet + chasse au trésor + boisson incluse).

·         Zones thématiques (spectacle, artisanat, enfants). (Zone spectacles entourée de snacks, Zone artisanale positionnée entre deux pôles majeurs, Zone enfants proche de stands souvenirs ludiques.) Chaque déplacement devient une opportunité d’achat.

·         Parcours gamifié pour enfants : (6 à 8 étapes = tampons + interactions, Récompense finale : diplôme + bon de réduction)

·         Temps forts marchands animés (Crieurs médiévaux annonçant promotions ou spectacles : « Dans 10 minutes, soupe des chevaliers à 1 € ! », Défilés costumés, animations devant les stands, Marché final avec promos sur invendus. Génère du flux et favorise l’achat spontané.)

·         Sortie par la boutique avec souvenirs (gobelets collectors, écussons, jeux).

 

 

Exemple : Au château de Selles sur Cher, on a balisé les espaces pour créer un véritable parcours de visite.

Il est essentiel de prévoir des pauses dans le programme d’une fête médiévale, comme des silences dans une musique, pour permettre aux visiteurs de souffler, d’échanger et de mieux apprécier chaque activité avant d’enchaîner.

👉 Chaque étape devient une opportunité d’achat et de découverte. Mais pour réussir, il convient de préparer à l’avance un programme minuté, de le partager avec tous les intervenants et de baliser le parcours avec des panneaux.

Intégrez le décor du château dans les activités

1️Mur d’enceinte – Les gardes et la défense

  • Mise en scène : soldats en armes, démonstrations de tir à l’arc ou d’armes de siège.
  • Animation : atelier d’initiation (arc, arbalète factice, catapulte miniature). (Au pied du mur, dans une zone dédiée → si l’accès en hauteur est risqué, on installe les archers en contrebas, face au public. Dans tous les cas, il faut délimiter une zone de tir protégée (filets, barrières, encadrement par moniteurs diplômés). Les cibles sur chevalets sont recouvertes de boucliers en bois ou de silhouettes peintes de “chevaliers assaillants” ou de paille ou bottes de foin habillées en mannequins (comme des assaillants avec hauberts factices). Elles peuvent être mobiles : par ex. une roue en bois décorée en “bélier” ou “tour d’assaut” qui avance, tirée par des bénévoles → effet immersif.
  • Idée interactive : jeu de rôle “défends le château” où les enfants participent à une simulation d’attaque. L’introduction est scénarisée : Un “capitaine de garde” explique : “Les assaillants approchent, archers, en position !” Puis une explication pédagogique du rôle des archers au Moyen Âge est donnée Enfin, Le Finale est théâtrale : Cris de victoire, sonneries de trompe, drapeaux brandis → “Le château est sauvé !”

2️Pavillon Renaissance – Les arts et la culture

  • Mise en scène : musique ancienne, danse de cour, calligraphie.
  • Animation : ateliers d’écriture à la plume, de peinture héraldique ou de danse Renaissance.
  • Idée interactive : “bal costumé” où les visiteurs peuvent apprendre quelques pas simples.

3️Pavillon médiéval – La vie quotidienne

  • Mise en scène : campement médiéval avec artisans (forgeron, tisserande, potier).
  • Animation : ateliers participatifs (fabrication de boucliers en bois, cuisine médiévale).
  • Idée interactive : “la maison du seigneur” → visite commentée comme si on vivait au Moyen Âge.

4️Pont-levis – Le passage symbolique

  • Mise en scène : gardes qui contrôlent l’entrée, tambours d’accueil.
  • Animation : cérémonie d’ouverture de la fête (le seigneur accueille ses hôtes).
  • Idée interactive : chaque visiteur reçoit un “passeport médiéval” tamponné en franchissant le pont.

5️Douves – Le défi et l’aventure

  • Concours de tir : archers, arbalétriers ou catapultes miniatures visent des cibles flottantes dans l’eau (boucliers en bois, tonneaux).
  • Courses de bateaux miniatures : ateliers où les enfants construisent un petit radeau qu’ils lancent dans les douves.
6️Pelouse (cour intérieure) – La place du marché

  • Mise en scène : marché médiéval avec artisans, tavernes, conteurs.
  • Animation : spectacles de rue (jongleurs, cracheurs de feu, troubadours).
  • Idée interactive : ateliers libres pour les enfants (fabrication de couronnes, jeux médiévaux).

7️Parc boisé – L’aventure et la nature

  • Mise en scène : campement de chasseurs, ermites, herboristes.
  • Animation : balade contée en forêt, atelier d’herboristerie.
  • Idée interactive : chasse au trésor médiévale ou quête des chevaliers avec indices cachés dans le bois.

🎯 Résultat

Chaque partie du château devient une expérience différente :

  • Le mur → défense,
  • Le pavillon Renaissance → culture,
  • Le pavillon médiéval → vie quotidienne,
  • Le pont-levis → entrée symbolique,
  • Les douves → défi,
  • La pelouse → marché & fête,
  • Le parc → aventure.

👉 Les visiteurs parcourent ainsi un voyage immersif où chaque lieu raconte un morceau de l’univers médiéval.


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Pour bien valoriser une fête médiévale, surtout dans un contexte où le budget des visiteurs est serré, il vaut mieux parfois multiplier des micros activités à petit prix et bien penser le déroulement du parcours.

Si les fêtes médiévales constituent un rendez-vous attendu, certaines semblent souffrir d’un essoufflement. Pourquoi ? parce que les attentes des visiteurs changent, parce qu’il est parfois difficile de mobiliser les moyens.

Levier 5. Faites des exposants des partenaires, pas des loueurs de stand

          Vos artisans vendent-ils des produits… ou transmettent-ils un savoir ?

          Mieux vaut un stand passif… ou un forgeron en pleine démonstration ?

          L’exposant est-il juste locataire… ou co-acteur de votre événement ?

Un bon scenario n’est pas suffisant pour dynamiser une fête médiévale. Encore faut-il des acteurs interactifs. Pourquoi ? parce qu’ils contribuent à attirer les visiteurs et rendre la fête inoubliable. Proposez-leur :

·         Une réduction sur le stand s’ils font une démonstration ;

·         Un meilleur emplacement s’ils organisent un atelier ;

·         Intégrez ces ateliers dans l’offre billetterie premium (ex : supplément « Atelier artisanal ») ;

·         Une communication dédiée sur vos réseaux.

👉 L’exposant est rémunéré non seulement par ses ventes, mais aussi par une prestation d’animation.

Exemple : Au château de Selles sur Cher, nous avons proposé à notre forgeron de faire un concours quiz sur la différence entre le fer et l’acier et cela a incité les visiteurs à le rencontrer pour gagner un cadeau. Lors de l’attaque des Vikings ce sont tous les camps qui se sont mobilisés, heureux d’aller batailler et la coordination s’est faite d’elle-même.

Créez un parcours balisé : 6 artisans à visiter pour gagner un diplôme → trafic garanti sur les stands.

Exemple : A la fête médiévale de Selles sur Cher, nous mettons en avant chaque exposant en les interviewant par un animateur et en présentant avant leur particularité sur les réseaux sociaux.

Offrez une charte de reconnaissance (« Artisan du château ») pour ceux qui reviennent chaque année.

Dès la première soirée, organisez une partie où exposants, animateurs et vos équipes peuvent renforcer la cohésion d’équipe, améliorer la motivation et l’engagement. Ils ont toujours de bonnes histoires, des recettes d’hydromel à partager et cela constitue un moment inoubliable et privilégié pour les bénévoles que de participer à un moment de vie au temps du Moyen Âge.

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Levier 6. Attirez des partenaires privés avec des offres gagnant-gagnant

          Attendez-vous des dons… ou proposez-vous un vrai retour sur investissement ?

          Et si un supermarché finançait votre zone enfants… contre une promo croisée ?

          Mieux vaut afficher un logo… ou créer une campagne commune ?

          Vos partenaires vous aident-ils vraiment… ou juste un peu ?

Fini le logo sur une affiche. Offrez-leur du concret.

Par partenariat, je n’entends pas des partenaires qui se comportent comme de simples fournisseurs mais plutôt comme des gens qui s’impliquent pour gagner plus. En outre, cela facilite l’organisation. Comme le disait un politicien, même lorsque vous êtes le roi, vous ne pouvez gouverner tout seul longtemps, il vous faut absolument faire des alliances.

Exemple : pourquoi ne pas mettre des jeux gonflables en plastique qui soient gérés par une entreprise pour être sûr que les enfants y trouvent leur compte.

Avant, il suffisait de proposer du sponsoring en échange d’un logo sur une affiche. Maintenant, cela ne suffit plus.

Changez de logique : du sponsor passif au partenaire actif

·         Ne cherchez pas simplement de l’argent → proposez aux partenaires de gagner avec vous. Pourquoi ne pas envisager les avantages en produits et matériels ? N’oubliez pas qu’ils représentent un coût moindre que le prix de vente pour ces partenaires.

·         Analysez leurs objectifs (visibilité, ventes, notoriété, motivation interne).

👉 Vous gagnez en soutien, logistique et communication.

Ciblez des partenaires variés avec des offres concrètes

·         Commerçants locaux :

o   Concours de vitrines médiévales, tampons fidélité donnant accès à la fête.

o   Gagnants : + de clients pour eux, + de visibilité pour vous.

·         Grandes surfaces (voir mon article sur réussir votre promotion dans un supermarché) :

o   Fourniture de boissons, nourriture ou tentes en échange de :

§  Coupons croisés : réduction fête ↔ réduction magasin (pdt 15 jrs).

§  Vente de produits « Moyen Âge » dont une partie finance la fête.

§  Invitations gratuites pour le personnel.

§  Communication conjointe (affiches en magasin, réseaux sociaux, animations sur parking).

👉 Coûts réduits pour vous, visibilité amplifiée, retombées pour eux.

·         Entreprises locales :

o   Prêt de matériel (camions, barrières, groupes électrogènes) contre stand.

·         Mairie :

o   Prêt d’équipements + promotion en ville contre valorisation politique (inauguration, billetterie spéciale habitants).

·         Écoles, associations :

o   Participation aux animations → contre invitations pour enfants.

👉 Moins de dépenses, plus d’authenticité.

Proposez du parrainage ciblé

·         Zones dédiées avec mention des sponsors : espace enfants, scène, marché.

·         Ils financent des structures spécifiques (estrades, tentes), réduisant ainsi vos coûts logistiques.

En construisant des alliances intelligentes, vous réduisez vos dépenses, augmentez vos revenus, tout en professionnalisant l’image de votre fête. Et vous montrez aux partenaires que leur investissement est rentable.

Exemples : Notre supermarché local nous a fait bénéficier de ses écrans, ses caisses et ses réseaux sociaux et nous a permis de distribuer des brochures en animant l’entrée du magasin en échange d’invitation pour le personnel (1 par personne).

Proposez à votre banque de coanimer un stand avec des jeux sur le commerce au Moyen Âge.

Levier 7. Réduisez vos coûts sans sacrifier la qualité de votre fête médiévale

          Mieux vaut tout payer… ou tout partager ?

          Vos décors doivent-ils être achetés… ou mutualisés ?

          Faut-il tout inventer… ou valoriser ce que vous avez déjà ?

L’argent est le nerf de la guerre et souvent ce sont les entrées et la buvette qui permettent d’alimenter la trésorerie des fêtes médiéval. Or, on s’aperçoit qu’on fait rarement 300% de marge, seule façon pour une association d’alimenter sa trésorerie. Alors comment simplement réduire les coûts de votre fête médiévale ?

Outre les partenariats :

Valorisez le bénévolat et l’entraide locale

·         Impliquez les écoles et associations (C’est l’occasion de valoriser la chorale et l’école de musique, le club de jeunes,) dans les animations.

·         Mutualisez bénévoles, costumes, stands, décors et locations avec d’autres fêtes voisines car elles ont les mêmes problématiques que vous.

👉 Proposez-leur un stand pour promouvoir leurs propres événements en échange de leur participation.

Utilisez le décor naturel

·         Exploitez les atouts du château ou du village pour limiter les décors artificiels.

👉 Moins de dépenses, plus d’authenticité.

Optimisez votre communication à moindre coût

·         Privilégiez les réseaux sociaux, groupes locaux, presse et radios régionales. Contactez les en proposant de faire gagner des invitations pour 2 personnes.

👉 Communication puissante et quasi gratuite.

Sécurisez les dépenses obligatoires

·         Négociez des forfaits avec les prestataires (sécurité, son, assurances).

·         Travaillez avec des fournisseurs flexibles (retour des invendus).

·         Cherchez des subventions (DRAC, région, département) pour valoriser patrimoine et savoir-faire. Pour cela, il faut du temps et remplir beaucoup de dossiers mais on rencontre ces organismes lors des bourses d’échange touristiques.

Impliquez la mairie intelligemment

·         Négociez la prise en charge de certaines dépenses (toilettes, sécurité, infrastructure) en échange de tarifs réduits pour les habitants.

·         Offrez une inauguration officielle ou une billetterie spéciale habitants en échange de leur soutien.

Exemple : Dans notre fête médiévale, nous avons mutualisé les photographes avec ceux du club photo local.

En mobilisant les ressources locales, en tissant des partenariats solidaires, et en optimisant chaque dépense, vous avez la possibilité d’organiser une fête riche en émotions et légère en coûts.

Allez plus loin

Alors que les grandes entreprises joignent leur capital pour résister à la concurrence, pourquoi ne réaliseriez pas des associations et mutualisations avec d’autres fêtes médiévales de votre environnement, pourvu que vous soyez différenciées ?

Levier 8. Faites des bénévoles des ambassadeurs fiers

Vos bénévoles sont plus difficiles à mobiliser ?

          Recrutez-vous des bras… ou fédérez-vous des cœurs ?

          Les jeunes cherchent-ils à aider… ou à s’amuser tout en apprenant ?

          Les retraités s’ennuient-ils… ou rêvent-ils d’être utiles autrement ?

          Un t-shirt d’équipe, c’est un coût… ou un symbole d’appartenance ?

Trouver des bénévoles est de plus en plus difficile. Mais si l’on réfléchit bien. Jeunes ou Retraités, tous ne rêvent-ils pas d‘être reconnus ?

Lors des forums pour les associations, on constate qu’il y a de plus en plus de visiteurs. C’est signe que le public a envie de s’engager. Alors pourquoi certaines associations ont du mal à les recruter ?

Bien souvent, la mobilisation des bénévoles n’est qu’une conséquence du problème de gestion. Si l’équipe attirait 1500 personnes et un bon chiffre d’affaires, elle serait comme une équipe de France qui a gagné la coupe du monde après un match intense. Elle serait fière et prête tout de suite à recommencer.

Retraités : expérience et fidélité

·         Leurs Freins : fatigue, manque de reconnaissance, week-end trop mobilisant.

·         Des solutions :

o   Missions adaptées (accueil, couture, logistique en amont).

o   Valorisation symbolique (diplôme, repas, photo officielle).

o   Moments conviviaux (repas entre bénévoles, apéros médiévaux).

o   Mise en avant dans la communication.

👉 Message clé : « Votre savoir-faire fait revivre l’Histoire. »

Jeunes : énergie, créativité, digital

Leurs Freins : engagement perçu comme contraignant, image vieillotte du bénévolat.

Des solutions :

·         Engagement souple (missions courtes, flexibles, avec des amis).

·         Rôles modernes (réseaux sociaux, animation, photobox).

·         Gamification (points, badges, récompenses).

·         Valorisation pro (attestation pour le CV, stage).

·         Ambiance fun (after bénévoles, taverne, barbecue).

👉 Message clé : « Viens vivre une expérience unique et fun, utile pour ton CV. »

Stratégies communes à tous

·         Message clair : « 2 heures ou 2 jours, chaque aide compte. »

·         Identité commune : t-shirt, badge « Compagnon du château ».

·         Mise en valeur publique (micro, site, réseaux sociaux).

·         Équipes mixtes jeunes/retraités → apprentissage mutuel.

·         Fidélisation : repas annuel, sorties collectives.


Denis Chuit - Tous droits réservés
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Les retraités recherchent confort, convivialité, reconnaissance. Les jeunes veulent flexibilité, fun, valorisation pro. Tous doivent ressentir qu’ils font partie d’une aventure vivante et valorisante et revenir avec leurs amis !

Exemple : Dans notre fête, nous travaillons avec les bénévoles de l’association « coup de pouce ».

Attire plus de bénévoles en leur donnant un objectif

Pour bien comprendre ce que recherchent des bénévoles, imaginez que vous êtes un club de boxe. Comment allez-vous attirer des nouveaux bénévoles ? N’est-ce pas en promettant qu’ils peuvent devenir tellement bon qu’ils pourront participer à des compétitions et devenir champion régional et plus tard pourquoi pas champion national ? Bien que le sport et la culture soient des activités aux contraintes différentes, cela nous permet de comprendre que comme en marketing, tout dépendra de la promesse de vente que l’on fait. Est-ce qu’elle sera suffisamment attirante pour le futur bénévole ?

Imaginez maintenant que vous êtes un château. À votre avis, quelle est la promesse de vente la plus attirante ? Vous allez organiser un repas médiéval pour 100 clients ? Ou vous allez participer à un gros évènement qui accueillera beaucoup de personnes et qui est célèbre ? Ou les médias vont parler de vous ? Ou vous allez être en contact avec une personne célèbre que vous admirez ?

 

Mobilisez les bénévoles en les valorisant

Comment motiver les bénévoles ? N’est-ce pas en les valorisant ? Au Québec dans les clubs de gymnastique, les moniteurs accordent des points aux adolescents donnant droit à des cadeaux. Dès le début de leur participation, les élèves reçoivent un point général pour l’effort réalisé par le groupe et un point particulier pour avoir bien observé les consignes.

Est-ce que c’est leur donner quelque chose trop facilement alors qu’ils n’ont obtenu encore aucun résultat ou est-ce que ça les encourage à se mobiliser davantage ?

Vous comprenez mieux pourquoi même si on est bénévole, recevoir des encouragements, valorisant, motive davantage.

Le secret pour minimiser les coûts : mutualiser et bien comprendre les objectifs de vos partenaires. N’oubliez pas non plus que les autres associations locales connaissent les mêmes défis à relever. C’est peut-être le moment de leur donner de la visibilité, les faire gagner pour mieux recevoir leur soutient en participant activement à votre fête médiévale.

Si les fêtes médiévales constituent un rendez-vous attendu, vous constatez que les bénévoles, votre force principale, s’essoufflent ? C’est peut-être le moment de bien analyser leurs attentes pour qu’ils s’épanouissent vraiment.

Levier 9. Transformez la météo en opportunité plutôt qu’en menace

La météo met à mal votre équilibre financier ?

          Faut-il subir le soleil… ou en faire un décor médiéval vivant ?

          Une averse gâche-t-elle la fête… ou la transforme-t-elle en repli stratégique au château ?

          Les visiteurs fuient-ils la chaleur… ou cherchent-ils un refuge bien organisé ?

Canicule ou pluie ? Transformez-la en atout.

La question n’est pas : fera-t-il meilleur l’an prochain ? Mais comment vous adapter à une canicule ou une pluie continue (voir mon article sur les opportunités du dérèglement climatique).

Exemples : - Créez un espace “crypte médiévale” dans une salle fraîche. - Raccourcissez les spectacles en plein air et multipliez les mini-animations à l’abri. - Valorisez votre taverne comme un refuge ombragé : “venez vous abriter comme au temps des sièges !”

Prévoyez des aménagements adaptés

·         Zones d’ombre et d’abri : barnums, voiles d’ombrage, tonnelles, bancs à l’ombre.

·         Espaces “fraîcheur” : crypte médiévale, salles voûtées, fontaines, brumisateurs.

·         Parcours couvert pour relier les zones clés.

Adaptez votre programmation

·         Spectacles extérieurs tôt le matin ou en fin de journée.

·         Activités indoor en milieu de journée : contes, ateliers, expositions.

·         Scène mobile couverte, animations “déplaçables”, messagers médiévaux pour informer des changements.

Proposez une restauration résiliente

·         Espaces couverts type “taverne médiévale”.

·         Offres fraîches : salades rustiques, fruits, boissons médiévales désaltérantes.

·         Communication positive : « À l’ombre et au frais dans nos tavernes ! »

Diversifiez les revenus indépendamment du climat

·         Billetterie premium pour activités indoor (banquets, ateliers, visites).

·         Préventes en ligne pour sécuriser le chiffre d’affaires.

·         Sponsoring pour garantir des apports fixes.

Sécurisez la santé et rassurez les familles

·         Poste de secours équipé, formation des bénévoles.

·         Messages réguliers : “buvez”, “protégez-vous du soleil”.

·         Zones d’attente couvertes (restauration, billetterie).

Valorisez la météo dans la narration

·         En cas de pluie : ambiance cocooning (retraite dans la salle du château, soupe chaude).

·         En cas de canicule : thématiques “fraîcheur médiévale” (herbes médicinales, crypte médiévale).

Exemple : Sur notre espace festival, nous avons installé le maximum d’exposants à l’ombre.

👉 Même les intempéries peuvent devenir partie intégrante de l’expérience.

Une bonne préparation météo permet non seulement de rassurer le public, mais aussi d’enrichir le récit de la fête, en transformant les contraintes climatiques… en moments mémorables. En communiquant sur vos avantages, vous habituerez les visiteurs à venir même s’il ne fait pas beau.

Levier 10. Racontez ce que les gens peuvent vivre, pas ce que vous montrez

          Une affiche, ça vend un spectacle… ou une émotion ?

          Mieux vaut dire “12 troupes” ou “et si vous deveniez écuyer” ?

          Votre communication est-elle informative… ou immersive ?

Ne communiquez pas seulement sur “Marché médiéval, 12 troupes, 3 spectacles”. Racontez l’expérience (voir mon article sur la technique “Alain Decaux raconte”).

Dites plutôt : - “Et si vous passiez la journée dans la peau d’un écuyer ?” - “Revivez la panique d’un village avant une attaque viking” (voir mon article sur comment concevoir différemment un communiqué de presse).

Utilisez : Facebook, presse locale, crieurs dans les marchés, commerçants relais… Lancez des campagnes participatives : concours, vidéos virales, teasing sur Facebook.


          Une fête, c’est un week-end… ou une aventure collective ?

          Les écoles, clubs, maisons de retraite… sont-ils spectateurs ou participants ?

          Un commerçant peut-il être simple sponsor… ou acteur décorateur ?

Vous avez peur d’un essoufflement ? Il n’y a pas lieu de se résigner, car plein de nouvelles voies s’ouvrent qui sont réalisables.

Redynamiser une fête médiévale, ce n’est pas “faire plus gros” : c’est rendre l’expérience plus vivante, plus immersive, plus ancrée dans le territoire.

Ne vous contentez plus de dire ce qu’on va voir. Faites rêver. Racontez ce qu’on va vivre : devenir écuyer le temps d’un jour, frissonner à l’annonce d’un assaut viking, flâner dans un village en fête où chaque ruelle est habitée.

Et surtout, faites-en un projet partagé. Votre fête est une force culturelle locale : mobilisez les écoles, les commerçants, les artisans, les clubs… et donnez à chacun une place dans cette aventure.

Vous avez déjà l’essentiel : le lieu, les bénévoles, la passion. Il ne manque qu’un fil rouge et quelques idées simples pour transformer votre fête en une expérience inoubliable… et durable.

Voici une vidéo résumant les solutions proposées dans cet article :




Et vous, quelle solution pratique avez-vous trouvée pour dynamiser votre fête médiévale ?




 
















mardi 11 février 2025

L’intelligence artificielle est-elle un risque ou une opportunité ?




Aujourd’hui on parle beaucoup d’intelligence artificielle (IA) et de son influence sur la vie des gens qui travaillent, des enfants, des familles, de la communication, de l’économie. Alors j’ai voulu savoir ce qu’il en était vraiment. Pour ce faire, plongeons du macro vers le micro, encore plus près de la réalité, Et qu’y voyons-nous ?

Ce sont maintenant les emplois qualifiés qui sont en danger

On aperçoit dans la rue, quelqu’un qui va travailler, un ouvrier ou bien un employé de base alors qu’en est-il de son destin ? Celui-ci semble déjà bouclé. L’automatisation depuis des années 80 a rendu les tâches répétitives et peu qualifiées, inutiles pour l’humain. Ces personnes ont été licenciés. On nous a expliqué que la seule solution était pour elles de se réorienter, ce qu’elles ont fait pendant 25 ans. Mais aujourd’hui en regardant de plus près, on s’aperçoit que ce sont les métiers dit de diagnostic, c’est-à-dire où la personne doit faire une analyse et prendre une décision, qui vont rapidement être remplacés par de l’intelligence artificielle. Pourtant, ces emplois sont très qualifiés. Il s’agit des enseignants, des journalistes, des médecins, des architectes, mais aussi de nouveaux métiers comme les gérants de contenu sur Internet. Ceux-ci devront eux aussi se réadapter. Or, à la différence de la robotisation, le développement de l’intelligence artificielle se fait très rapidement. En presque cinq ans, il se pourrait bien que tous ces emplois disparaissent. Alors quelles seraient les conséquences pour l’économie ? Une crise de la consommation de la classe moyenne et un regain important du chômage ?

Quelles seraient les conséquences d’un désapprentissage ?

On dit souvent qu’il n’y a pas à s’inquiéter, que ceci ne concernera que les jeunes générations. Déplaçons donc notre zoom vers elles. Là aussi, il semble que l’intelligence artificielle aura une grande influence. Ainsi, avec elle se développera le désapprentissage. Dès maintenant, on constate que les élèves ayant ingurgité beaucoup plus d’informations qu’auparavant, ne retiennent ce que ce qui est important et éliminent quantité de connaissances. On n’apprend plus par cœur. D’ailleurs, il est fort probable que si vous demandiez à quelqu’un qui a étudié il y a 40 ans, quels sont les rois de France, il vous les citerait entièrement. Ceci n’aurait pas de sens pour un élève de la génération actuelle. Pourtant, pour comprendre, il est nécessaire de répéter. Comme lorsqu’on apprend à jouer d’un instrument, il faut répéter pour que les connexions synaptiques se fassent et s’habituent. Une utilisation généralisée de l’intelligence artificielle pourrait diminuer leurs facultés à prendre des décisions autonomes, à résoudre des problèmes de manière créative et renforcer les inégalités sociales. Les élèves issus de milieux défavorisés auront peut-être moins accès à des outils d’IA sophistiqués, ce qui crée un déséquilibre dans l’apprentissage. En outre, l’intelligence artificielle étant basée sur des bases de données, rien ne permet d’affirmer que celles-ci ne seront pas orientées pour favoriser l’apparition de certains clients comme le sont actuellement les moteurs de recherche. Au vu des conditions de vie des parents, il se pourrait bien que l’écart augmente entre les élèves qui savent réfléchir et utiliser parfaitement l’intelligence artificielle et ceux qui ne savent pas.

Que va devenir l’information

Justement, parlons de la communication. Si l’utilisation de l’intelligence artificielle pourrait appauvrir l’orthographe, créant une nouvelle langue plus simple, il pourrait bien en être de même pour l’information. En effet, les études montrent que lorsque Internet est apparu, si les internautes aimaient au début surfer sur beaucoup de pages, à la longue, ils ne visitaient plus que huit sites régulièrement. Nous allons vers une concentration de l’information. Avec l’intelligence artificielle, le métier de journaliste risque d’être complètement bouleversé. C’est elle qui écrira de plus en plus les articles, ce qui coûtera bien moins cher aux rédactions. Déjà, nombres d’entre eux sont artificiellement structurés de façon à obliger le lecteur à voir le maximum de publicités et souvent la réponse à la problématique du titre n’apparaît qu’aux trois quarts de l’article. De plus, des réseaux sociaux comme X (twitter) deviennent de plus en plus agences de presse. Avec le besoin d’alimenter chaque seconde les chaînes d’informations, on cherche à renforcer le coté sensationnel de certains sujets, ce que l’intelligence artificielle sait remarquablement faire et on biaise l’importance qu’ils ont réellement dans l’actualité. Entre la sécurité et le people, on a vite fait d’alimenter l’argumentaire des partis populistes.

Est-ce que cela pourrait favoriser le populisme ?

Entendons-nous bien. Ce n’est pas l’intelligence artificielle qui est ici en cause, un instrument génial au service du brainstorming mais l’utilisation que l’on en fait. En effet, il y a d’un côté risque de chômage accru d’une nouvelle couche de population, celle des métiers qualifiés, un désapprentissage des futures générations de cadres et de l’autre, une possibilité de diffuser de la désinformation et renforcer les opinions extrêmes. Face à des changements si rapides, deux franges de la population pourraient bientôt s’éloigner inexorablement l’une de l’autre jusqu’à une crise profonde. Il y a celle qui a les moyens de savoir et celle qui subit la communication, devenant dépendante d’un téléphone portable utilisé pour chaque besoin de la vie quotidienne. Celle-ci, en général, a besoin de solutions simples, et ne réfutant pas les hypothèses simplistes, a toutes les raisons de se tourner de plus en plus vers le populisme. C’est d’ailleurs ce que nous constatons dans nombreux de pays actuellement. Le populisme remonte comme une vague, tout comme il a sévit dans les années 30 dans un contexte de crise. L’autre frange bénéficiant de l’intelligence artificielle, ne croyant plus en rien, qu’à ses propres intérêts, même si elle se dit de plus sensible à l’environnement, ne voudra plus payer pour ceux qui ne le peuvent pas et favorisera l’émergence de nouveaux marchés des mutuelles au détriment de la sécurité sociale. De même, n’accordant plus d’importance à la « carrière » et n’hésitant pas à démissionner pour chercher un autre emploi qui lui convient mieux, cette tranche de la population pourra de moins en moins vouloir soutenir une assurance chômage. Il est également fort probable que pour beaucoup d’entreprises, l’intelligence artificielle sera utilisée pour maximiser les profits sans considération pour le bien-être social. Face à des exigences de plus en plus grandes des marchés financiers concernant les taux de profits à court terme, il pourrait difficilement en être autrement. En fait, l’intérêt à court terme ne risque-t-il pas de nuire à l’intérêt de long terme ?

Comment pouvons-nous sauver notre société ?

Alors, favorisée par le développement de l’intelligence artificielle, va-t-on inexorablement vers une mouvance populiste qui se satisferait d’un monde ultra libéral ? Pourtant, ces deux principes semblent contradictoires car le populisme rejette le libre échange au profit du nationalisme. Le monde est moins menacé par ceux qui font le mal que par ceux qui le tolèrent disait Einstein. Il est facile dans ces conditions d’imaginer un monde où avec d’une part les changements climatiques et d’autre part, la volonté de déplacer la production où c’est le moins cher, les inégalités entre pays augmentent et avec elle l’émigration puis les conflits régionaux. Alors comment pouvons-nous nous sauver ? Rappelons que si l’humanité en vient à disparaître en partie à cause de la guerre ou des pandémies, notre planète, elle, ne s’en soucie guère et continuera de s’adapter comme elle l’a fait depuis 4,5 milliards d’années. La réponse se trouve peut-être dans cette question : Qu’est-ce qui pourrait inciter les français à se lever le matin et au lieu de se demander ce que le pays peut faire pour eux, qu’est-ce qui pourrait les inciter à se demander ce qu’ils peuvent faire pour leur pays ?


dimanche 2 février 2025

Comment donner aux touristes l’irrésistible envie d’explorer le Val de Loire à vélo ?

Randonnée à vélo dans le Val de Loire

En 2023, La Loire à Vélo a attiré près de 1,9 million de voyageurs, confirmant son statut de vélo route la plus empruntée d’Europe. Aujourd’hui, le Cher à Vélo se prépare à accueillir lui aussi une vague de cyclotouristes. Mais comment donner envie aux visiteurs de partir à l’aventure ?

L’Erreur Courante en Communication Touristique

Lorsque l’on promeut les randonnées à vélo en Val de Loire, notamment pour accompagner une offre touristique pour un lieu, un gîte, un hôtel, on met souvent en avant les châteaux, les restaurants et la nature… Mais est-ce suffisant pour déclencher l’envie de pédaler ?

En tant que blogueur sur loirexplorer.com, j’ai parcouru ces routes et découvert que ce qui marque vraiment les esprits, ce sont les émotions et les aventures vécues sur le chemin. Ce ne sont pas seulement des paysages, mais des expériences immersives qui forgent des souvenirs.

Pourquoi le cyclotourisme fait-il tant de bien ? (Et c’est scientifiquement prouvé !)

La randonnée à vélo répond à une des attentes du public. C’est donc un facteur de promotion positif. Ce n’est pas un simple effet placebo ! Faire du vélo réduit le stress, améliore l’humeur et booste le bien-être général. Comment ? Grâce à un cocktail d’hormones du bonheur : La sérotonine, la dopamine et les endorphines libérées en pédalant, Les paysages naturels qui diminuent le cortisol, l’hormone du stress, Le sentiment de liberté, de déconnexion et de reconnexion à soi-même, influencé par nos expériences, souvenirs et valeurs.

Le secret pour transformer une randonnée en une histoire captivante

Vous êtes convaincu que la randonnée à vélo peut être un plus pour promouvoir votre activité ou votre lieu touristique ? Encore faut-il savoir comment la présenter. Voici 6 techniques de storytelling (lisez également mon article sur le sujet) pour raconter une randonnée à vélo de manière irrésistible et donner envie aux visiteurs de vivre l’aventure :

1 - Créez un héros identifiable Racontez l’histoire d’un voyageur qui surmonte des défis : une montée difficile, un sentier inconnu, une rencontre inattendue. Ce héros, c’est votre futur visiteur.

2 - Structurez avec un arc narratif 📌 Commencez par une accroche forte : « Et si pédaler à travers les vignobles du Val de Loire pouvait vous reconnecter à vous-même ? » 📌 Ajoutez du suspense : la météo change, une route cachée se dévoile… 📌 Terminez sur une transformation personnelle : « En arrivant à destination, j’ai compris que cette randonnée était bien plus qu’un simple itinéraire : c’était un voyage intérieur. »

3 - Intégrez des anecdotes historiques Rien de plus immersif que de raconter des faits captivants sur les lieux traversés : Saviez-vous que Léonard de Vinci aurait dessiné l’escalier du château de Chambord ?

4 - Stimulez les sens pour une immersion totale 👉 « Le parfum des fleurs sauvages flottait dans l’air, tandis que le bruissement de la Loire rythmait mes coups de pédale. » 🖼️ Décrivez les couleurs, les sons, les parfums, les textures et même les saveurs pour projeter le lecteur dans l’aventure.

5 - Faites du lecteur un héros Posez-lui une question engageante pour qu'il puisse s'identifier au personnage qui lui est présenté : « Et vous, oseriez-vous explorer ces chemins sinueux bordés de châteaux ? »

6 - Ajoutez une touche d’humour ou d’authenticité Rendez votre récit plus humain : « Après un mauvais virage, me voilà nez à nez avec une famille de sangliers et ses marcassins… manifestement peu impressionnés par mon aventure ! »

Pour mieux comprendre, regarder cette vidéo

Appliqué à un autre domaine touristique, vous voulez voir ce que ces principes donnent comme résultat surprenant ? La publicité pour donner envie aux gens de venir visiter le Québec même l’hiver est un bel exemple de réussite. On y trouve un héros qui nous est proche, une histoire d’amour, de la dramatique, de l’humour, une belle aventure, tout ça réunit dans un spot différent de la promotion classique.

Pourquoi cette approche est essentielle en communication touristique ?

Le tourisme d’aujourd’hui repose sur l’émotion et l’expérience. Un bon récit ne se contente pas d’informer, il fait rêver et inspire l’action. Et c’est exactement ce que recherchent les professionnels du secteur : des communicants capables de transformer une simple offre en une aventure inoubliable.

🌿 Et si nous repensions ensemble la manière de promouvoir le cyclotourisme ?

🚴‍♂️ Quelle est votre plus belle expérience de randonnée à vélo ? Racontez-moi en commentaire !



mardi 21 janvier 2025

Donald Trump a-t-il bouleversé les règles de la communication de votre activité ?


Avec Donald Trump, qui y a-t-il de nouveau ? L’agressivité dans les discours se développe. Les insultes pleuvent. Les fake news abondent sans que l’on accorde de l’importance à leur vérification, semble-t-il. Dans un débat télévisé, il n’est plus question de s’écouter, mais au contraire d’inonder de paroles pour empêcher l’adversaire de parler. Les programmes politiques se focalisent sur les peurs, éléments avec lesquels la majorité du public semblent d’accord comme la violence.

En marketing, on pourrait penser que la chose est similaire. Avec le développement des médias alternatifs, l’heure est à la course aux images frappantes, aux messages chocs. Il semble que peu importe ce que l’on veut raconter du moment que l’on attire l’attention. Dans ce cas, à quoi peut encore servir le storytelling ?

Le débat fait rage, surtout quand votre community manager affirme que quelques visuels percutants suffisent pour booster vos followers. Imaginez alors une confrontation télévisée sur ce thème : une jeune spécialiste provocante en communication virale face à un consultant en storytelling au style plus classique.


Journaliste (Jo) : « Jennifer, commençons par vous : la forme est-elle désormais reine ? »


Les punchlines et l'ère de l’immédiateté

Jennifer (J) : "Absolument. Le monde de la communication a changé. Le public est inondé d’informations. Il n’a ni le temps ni l’envie de réfléchir. Ce qui compte, c’est capter l’attention instantanément en ayant la stature d’un leader. Une image choc, une punchline, et le message passe.

Marc (M) : "Peut-être que ça capte l’attention. Mais pour combien de temps ? Une image ou une phrase ne suffit pas à bâtir une relation durable. Prenons les marques qui réussissent : elles racontent des histoires qui touchent les gens, qui les inspirent. Elles insistent sur les valeurs et la mission de la marque. Certes, elles mettent en avant un héros de l’histoire : le client ou la marque elle-même mais elles misent sur l’authenticité et la transparence et fournissent une vision de la marque pour l’avenir.

J : « Actuellement, il faut tenir compte du contexte influencé par la méfiance vis-à-vis des médias traditionnels et l’importance des boites de résonance que sont les réseaux sociaux, le développement des croyances conspirationnistes, des nouvelles tendances, de la mode et de l’actualité. Et puis, pour être écouté, il faut communiquer sur un sujet à propos duquel la cible est sensible actuellement et pour lequel elle est d’accord." »

Jo : "Un exemple, Jennifer ?"

J : "Donald Trump. Ses discours sont faits de formules simples, percutantes, parfois outrancières. Il ne cherche pas à convaincre, mais à marquer. Et ça marche. La communication, aujourd’hui, c’est du spectacle."

M : "Trump, justement, est un conteur. Son succès repose sur une histoire : celle de l’homme du peuple face aux élites corrompues. Sans cette trame, ses punchlines n’auraient aucun impact durable."

Jo : « On peut penser qu’il existe une réelle fracture avec les nouvelles tendances de la communication. La profondeur du contenu s’oppose à la simplicité superficialité et esthétisme, l’engagement à long terme à la réactivité immédiate, les valeurs et la cohérence semble s’opposer à l’adaptation, aux tendances et à la viralité, l’évolution dans l’histoire racontée va contre l’immédiateté visuelle. Les réseaux sociaux jouent-ils un rôle dans cette évolution ?  »


La viralité contre la profondeur

 J : "Évidemment. Sur Instagram ou TikTok, les messages longs ou complexes n’ont aucune chance. Il faut être viral, jouer sur les tendances. L’important est de savoir par quelle technique vous allez réussir à partager et engager le plus possible. Sur les réseaux sociaux, réseautez ! Un parc de dinosaures, par exemple, aurait tout intérêt à publier une vidéo spectaculaire d’un T-Rex en mouvement, plutôt qu’un long texte sur l’histoire de la région." 

M : "Mais cette vidéo n’aura qu’un impact éphémère. Pour donner envie aux gens de visiter, il faut raconter l’histoire derrière ce parc : pourquoi un château millénaire s’intéresse-t-il aux dinosaures ? Quels mystères ont été découverts sous ses fondations ? Ce sont ces récits qui captivent vraiment." 

J : "Et si personne ne voit cette histoire, à quoi bon ? La forme, c’est l’emballage indispensable. Le fond, c’est un luxe." 

M : "Non, c’est la clé. Sans fond, la forme n’a pas de sens." 


Fake news et storytelling : frontière floue ?


Jo : "Parlons des fake news. Jouent-elles un rôle similaire au storytelling ?"

J : "Oui. Elles montrent que ce n’est pas la véracité qui compte, mais l’émotion qu’elles suscitent. Elles rassemblent des communautés autour d’une vision partagée, même fausse. Pourquoi les marques n’en feraient-elles pas autant ?"

M : "Parce qu’une marque ne peut pas se permettre de mentir.  Les fake news divisent. Le storytelling, lui, rassemble autour de vérités humaines. Une marque doit bâtir sa crédibilité sur l’authenticité." 

J : "Et pourtant, les fake news fonctionnent…"

M : "En fait, elles maintiennent un environnement social, stable, simple et compréhensible en confortant certaines idées qui facilitent la prévision des évènements et la pérennité du groupe. Dans le cas de Donald Trump, elles contribuent à renforcer l’image déjà forte qu’il veut communiquer à son électorat. Toutefois, dans le cas d’une marque dont l’image n’est pas suffisamment forte, les fake news pourraient jouer le rôle inverse. Il y a donc toujours une part de storytelling dans ce que l’on veut raconter. »

L’équilibre entre fond et forme


Jo : "Alors, où est la solution ? Fond ou forme ?"

M : « Aujourd’hui, vous devez centrer la marque sur des valeurs fortes et cohérentes qui résonnent avec celles de leur audience. Reprenons l’exemple du parc de dinosaure. Pourquoi lancer un parc de dinosaures quand on est un château millénaire ? C’est là qu’intervient l’histoire d’un homme, le propriétaire d’un château millénaire, passionné d’histoire qui s’interrogeait sur la légende racontant qu’au creux de cette terre vivaient des créatures endormies, des géants ancestraux cachés sous les pierres. Comment était notre région au temps des dinosaures ? Ici, les valeurs sont la fierté locale, le besoin d’aventure et de découverte qui anime le château aussi bien que les familles de visiteurs. »

J : « Justement, ces histoires peuvent jouer sur la forme. Instagram et Facebook montreraient des photos mystérieuses en posant des questions (« Qui étaient les géants cachés sous cette terre et comment la préservation des espèces actuelles ont un destin commun ? »). Un youtubeur peut raconter les légendes locales, premiers fossiles découverts, visites d’experts. Le site web peut proposer un timeline interactif où les visiteurs peuvent explorer différentes époques du château et de la région.»

M : « Pour cela, vous devez raconter des histoires vraies et partager les succès comme les échecs qui rendent la marque plus humaine et authentique. Pour préparer ce parc, il a fallu que l’équipe fasse des recherches pour être légitime aux yeux du public connaisseur. Et de ce fait, elle a trouvé et rencontré un héros : le seul paléontologue de la région, qui plus est passionné. D’ailleurs, il animera des ateliers dans le parc. Ensuite, il a fallu faire venir les dinosaures par bateaux puis les transporter dans dix-neuf camions 38 tonnes qui traversent la France aux couleurs du parc. Puis, le déballage a commencé. Les grues pour les assembler ont failli s’effondrer. Petit à petit, à force de les côtoyer, ces dinosaures sont devenus des êtres vivants que l’équipe avait l’impression de découvrir. »

J : « Là aussi, il faut transformer ces histoires en visuels et contenu engageant : Un jeu de piste en ligne où les visiteurs peuvent résoudre des énigmes inspirées des aventures et des découvertes insolites sur la vie des dinosaures dans le parc. »

M : « Pour qu’un parc de dinosaures ait du succès, il faut d’abord qu’il soit ludique, surtout en période de vacances mais il faut aussi qu’il éduque sans être didactique avec des vidéos courtes, des infographies et des carrousels sur les réseaux sociaux. Il faut créer des histoires qui ont du sens.

J : « Ok et bien la vidéo et les nouvelles technologies interactives comme la réalité augmentée sont la solution. En faisant découvrir l’univers des dinosaures, on peut faire également découvrir d’autres univers que nous côtoyons encore et qui sont eux aussi extraordinaires comme les mousses, les fourmis, les champignons mais en surprenant et en interagissant avec le public. »

M : « Vous mettez en avant la forme mais vous devez rester cohérent tout en vous adaptant aux nouvelles tendances avec authenticité. Dans notre exemple du parc de loisir, Il faut retrouver également des choses à montrer dans le château, liées aux dinosaures sans que les passionnés d’Histoire ne s’en trouvent exclus. Et puis, les dinosaures sont l’occasion de s’intéresser à la biodiversité et de constituer des partenariats avec des organismes travaillant sur ce sujet en partageant leur publication, en les accueillants,

J : « Intégrez les dans les vidéos, des quizs. La forme, dans ce monde saturé d’images, c’est elle qui ouvre la porte. Si vous n’êtes pas visible, vous êtes invisible. »

Jo : « Merci à tous les deux pour ce débat passionnant. Fond ou forme ? La question reste ouverte, mais une chose est sûre : la communication évolue. Aujourd'hui, il faut savoir relier notre message au contexte, s'adapter aux tendances et à la viralité, être réactif. Mais en même temps le storytelling racontant une histoire forte, n'assure-t-il pas dans le temps, une stabilité de l’image de marque en diminuant la portée des éventuelles crises ? N'est-il pas la condition pour que la forme dans la communication puisse vraiment réussir ? »


vendredi 17 janvier 2025

Qu’est-ce qui rend une activité touristique vraiment «cool»

Guide pratique pour séduire les jeunes générations

Imaginez un groupe de jeunes quittant votre établissement en disant : « C’était incroyable, on en parlera à tout le monde ! » Mais qu’est-ce qui fait la différence entre une expérience oubliable et une expérience mémorable « cool » ? Et surtout, comment l’intégrer à votre stratégie pour attirer les nouvelles générations dans vos activités touristiques ? Dans cet article, nous décortiquons le concept de « truc cool » et vous donnons les clés pour transformer votre offre en un véritable aimant à jeunes voyageurs.


Qu’est-ce qu’un « truc cool » et pourquoi ça compte ?

À l’origine, le terme « cool » évoquait une attitude d’éloignement des normes dominantes. Aujourd’hui, il s’agit d’une combinaison d’originalité, de modernité et d’authenticité qui résonne particulièrement avec les jeunes générations.

Les « trucs cools » ne sont pas de simples tendances éphémères. Ce sont des expériences, idées ou objets perçus comme valorisants par des groupes spécifiques, souvent avant de devenir des références mainstream. Comprendre ce concept est essentiel pour :

  • Attirer les jeunes générations en quête d’émotions fortes et d’authenticité.
  • Différencier votre offre sur un marché touristique de plus en plus concurrentiel.


Comprendre les jeunes : une génération en quête de sens et d’authenticité

Pour créer une offre attrayante, il faut connaître les valeurs et aspirations des jeunes :

  • Recherche de liberté et d’évasion : Ils valorisent les choix flexibles et personnalisés, que ce soit dans leur parcours personnel ou leurs loisirs et recherche le « fun ».
  • Priorité à l’écologie : Les activités durables et respectueuses de l’environnement sont particulièrement appréciées.
  • Valeurs inclusives : Ils rejettent les stéréotypes et recherchent des espaces qui favorisent l’ouverture d’esprit et l’égalité.
  • Besoin d’authenticité : Dans un monde de plus en plus digital, ils cherchent des expériences réelles et des relations humaines véritables.


Créer le « cool » dans vos activités : idées et inspirations

Voici quelques exemples pour transformer votre offre et répondre aux attentes des jeunes :

Activités sensationnelles :

  • Escape games interactifs : Proposez des scénarios immersifs qui transportent les participants dans un autre monde.
  • Catacombes de Paris : Idéal pour les amateurs de frissons historiques.
  • Accrobranche : Mettez en avant des parcours inédits avec des tyroliennes et des défis originaux.
  • Laser game outdoor : Combinez action et stratégie en pleine nature.
  • Spéléologie : dans des grottes mystérieuses. Explorez des univers mystérieux et ancestraux avec des guides.

Expériences originales :


Faites passer le mot : stratégies pour communiquer efficacement

Pour que vos « trucs cools » gagnent en visibilité, il est essentiel d’adapter votre communication :

  • Investissez dans les réseaux sociaux : Publiez des contenus authentiques et engageants sur TikTok, Instagram ou YouTube, ce que font les adeptes de la « van life ». Les vidéos immersives sont particulièrement efficaces.
  • Collaborez avec des influenceurs : S’associer à des personnalités locales ou nationales, même des micro-influenceurs notamment photographes peut vous aider à toucher des communautés ciblées.
  • Misez sur le storytelling : Racontez une histoire autour de votre activité pour créer une connexion émotionnelle avec votre public.
  • Participez des événements immersifs : Des festivals ou des ateliers thématiques peuvent devenir des rendez-vous incontournables. Nombreux ceux qui créent une ambiance basée sur ces « trucs cools » pour se différencier et renforcer leur identité.


Passez à l’action !

Intégrer le « cool » dans votre stratégie touristique n’est pas une simple option : c’est une nécessité pour séduire les nouvelles générations et dynamiser votre activité. Alors, Profitez-en pour réinventer vos expériences et transformer vos visiteurs en ambassadeurs enthousiastes. Adoptez ces pratiques dès aujourd’hui et faites de votre établissement un véritable aimant à jeunes voyageurs !

samedi 11 janvier 2025

Comment réussir la promotion de votre évènement dans un supermarché

                     distribuer vos brocgure dans un supermarché

Si je traite souvent de sujets concernant la stratégie touristique dans mes articles, aujourd’hui j’ai choisi de partager avec vous mon expérience sur un cas véritablement pratique.

C’est bientôt le printemps et avec l’arrivée des beaux jours, les événements dans les châteaux vont bientôt recommencer. Alors, comment réussir la promotion de vos brochures en faisant un partenariat avec le supermarché de votre ville ?

Votre supermarché est stratégique pour votre promotion

On met souvent l’accent sur les campagnes de publicité, sur les réseaux sociaux, voire le panneautage sur les routes (très réglementé), mais si l’on est dans une petite agglomération, les brochures restent efficaces et pour cela, le supermarché est un endroit extrêmement stratégique.

Il faut savoir, en effet, que dans nos campagnes, il n’est pas rare que les quatre cinquièmes du revenu hors charges des habitants atterrissent dans les caisses des supermarchés.

Quel partenariat proposer à votre supermarché ?

Les supermarchés reçoivent une quantité de demandes de partenariats où les organisateurs d’événements les supplient de bien vouloir leur donner quelque chose. N’oubliez pas que s’ils sont des acteurs sociaux, ils sont aussi là pour gagner de l’argent. N’oubliez pas non plus que le personnel constitue de formidables prescripteurs, souvent fiers de leur ville.

Pour prendre, sachez donner

Pensez d’abord à ce que vous pouvez offrir comme avantage : des entrées gratuites pour le personnel, une visite guidée spéciale de votre château pour un groupe, une soirée privée. Ceci dit, plutôt que de demander en échange de l’argent, demandez des bons d’achat, car 100 € de produits pour vous correspondent à un coût moindre pour le responsable du supermarché. Et demandez-lui également de vous accorder une demi-journée pour distribuer vos brochures. Cela représente une valeur importante, car n’oubliez pas que les supermarchés facturent généralement les organisations de promotion chez eux. Vous n’avez donc rien à perdre et lui tout à gagner.

Quel est votre objectif ?

Tout dépend si votre événement dure un certain temps ou s’il est ponctuel. Je m’explique :

  • Si votre événement est appelé à durer un mois, par exemple, alors votre objectif sera d’abord d’informer vos potentiels visiteurs de son existence.
  • Si, au contraire, votre événement ne dure qu’un week-end, votre objectif sera d’inciter les clients du supermarché à venir. Les stratégies seront donc légèrement différentes.

Passons à l’organisation pratique

Imaginons que le storytelling de votre événement est parfaitement conçu (au besoin, vous trouverez des informations en cliquant ici). Il vous faut maintenant préparer l’organisation pratique de votre promotion dans le supermarché le plus proche : quand, à qui distribuer, dans quel endroit du magasin ? Quel avantage proposer et comment s’adresser au client ?

En fait, votre première zone de chalandise, surtout si vous êtes à la campagne, se limite aux 25 premiers kilomètres. C’est donc là où vous aurez la chance de les rencontrer le plus. Oui, mais voilà, comment réussir à les intéresser ?

Vous n’avez pas forcément besoin de beaucoup de moyens

  • Il vous faut un grand écran avec un film et une musique dynamique, qui tourne en boucle toutes les 30 secondes. Il doit donner envie d’en savoir plus.
  • Il faut aussi une table pour mettre vos brochures à la disposition des gens et une rallonge électrique.
  • Si vous avez un display, c’est encore mieux. Le tout est de créer une ambiance et d’attirer l’attention.
  • Tout doit tenir dans une voiture. Il faut penser simple et pratique.

Votre brochure peut être de format A5, car elle doit tenir facilement dans la main. Elle doit contenir toutes les informations sur l’événement : quand, où, comment, combien, sans oublier les QR codes reliant à vos réseaux sociaux. Je laisse à votre initiative le soin du design, mais le visuel doit être accrocheur.

Pensez à offrir une carotte

Dans le cas d’un événement ponctuel, il faut pouvoir présenter une « carotte » pour inciter les clients à venir participer à votre événement. L’astuce est de mettre un coup de tampon sur un coin du recto, offrant une réduction spéciale sur présentation de la brochure. Et pour en augmenter l’efficacité, choisissez la semaine précédant votre événement pour la distribuer.

Comment vous y prendrez-vous pour convaincre les clients de prendre vos brochures et les intéresser ?

Quand distribuer

Dans un supermarché, il y a des heures d’affluence, notamment entre 9h30 et 12h30. Les bons jours sont le vendredi matin et le samedi matin. Car le soir, de retour du travail, les gens sont en général plus stressés et moins ouverts à votre proposition. Pour un bénévole, vous pouvez ainsi distribuer au moins 250 brochures en une matinée et toucher plus de 600 personnes. Vous voyez donc que ce point n’est pas à négliger.

Où distribuer

L’endroit stratégique du supermarché est à l’extérieur, lorsqu’il fait beau, juste devant l’entrée principale, lorsque les clients rentrent les mains vides avec un caddie. Ils peuvent alors facilement prendre un papier.

Comment pouvez-vous vous assurer que le client prendra bien la brochure ?

Il est vrai que de nos jours, nous sommes tous assaillis par des campagnes de pub ou des propositions de vente. Alors, évidemment, chaque personne a son tempérament et ses soucis. Certains seront renfermés sur eux-mêmes, d’autres auront l’air jovial et vous répondront facilement.

Soyez sincèrement heureux de distribuer

Le maître mot pour réussir est de montrer que vous êtes heureux d’être ici, d’aller vers les personnes en affichant un grand sourire authentique et en leur disant bonjour. J’ai pu constater, au gré de mes expériences, que si vous souriez, cela se passe tout de suite mieux. C’est comme si vous étiez sur une scène de théâtre à jouer un spectacle. Il faut tout donner au public. Tout en sachant que parfois il n’y a pas de réaction. Et il faut tenir pendant 2h30.

Adaptez votre langage

Il arrive aussi que, dans nos campagnes, les supermarchés dans les petites villes voient plus venir des clients à bas niveau de revenus. Les familles qui travaillent semblent avoir tendance à aller plutôt dans les hypermarchés où elles font des courses plus conséquentes. Alors, sachez adapter votre langage à chacun.

À qui s’adresser particulièrement lorsqu’une famille rentre dans le supermarché

Dans une famille, c’est en général la maman qui décide des activités de loisirs pour le week-end. Or, c’est aussi souvent elle qui va faire les courses. C’est donc à elle que vous préférerez donner la brochure. Évidemment, cela dépend aussi de la cible de votre événement : s’adresse-t-il plutôt aux familles, à des femmes ou à des hommes ?

Comment se déroule pratiquement la distribution de brochures

C’est étrange, mais les clients viennent souvent faire leurs courses par vagues dans le supermarché. Et il n’est pas rare de n’avoir qu’une seconde pour créer le contact. Il vous faut donc trouver un pitch fort et court. Ne vous étonnez pas si vous n’avez pas le temps de terminer votre phrase. Dès que le client a pris la brochure, il n’a qu’une idée en tête : rentrer dans le magasin pour faire ses courses. S’il la refuse, ce n’est pas grave, souhaitez-lui bonne journée quand même. Il arrive aussi qu’il prenne le temps de discuter avec vous.

Après la distribution, la communication continue

La séance de distribution est terminée. Vous avez distribué beaucoup de brochures et les retours sont bons. Maintenant, il vous faut entretenir les contacts via les réseaux sociaux. Certains de vos futurs visiteurs, notamment les personnes âgées, sont parfois plus traditionnelles dans leur façon de s’informer. Les journaux sont donc également importants parce qu’ils apportent de la légitimité à votre information. Alors, prévoyez un communiqué de presse efficace (vous trouverez plus d’informations quelqu’un ici) et pas seulement une petite annonce. Pensez aussi à des histoires sur la préparation, sur des surprises, sur des personnages qui participeront à votre concert ou votre fête médiévale. Elles finiront de convaincre vos cibles à venir participer à votre événement.

Vous voilà prêts maintenant à faire de la promotion. Bonne chance.


mardi 31 décembre 2024

Comment donner une nouvelle vie à votre gîte en 2025

Avec la nouvelle année, il est temps de réfléchir sérieusement à l'avenir de votre gîte rural. Votre style est-il encore adapté aux attentes changeantes de votre clientèle ? La bonne nouvelle, c'est que vous n'êtes pas obligé de tout chambouler : mettre en valeur ce qui fait votre singularité et intégrer certaines tendances actuelles peut amplement suffire à séduire de nouveaux visiteurs.

Vous trouvez votre gîte démodé ?

Imaginer que vous avez hérité d’une vieille longère de vos grands parents. Vous l’avez rendue confortable et transformée en gîte mais celui-ci est aujourd’hui devenu très classique. Vos clients habituels revenaient chaque année en famille parce qu’ils vous appréciaient mais ils ont vieilli et les jeunes générations ont délaissé votre gîte. Alors, faut-il tout reprendre à zéro ? 

S'inspirer du passé tout en se réinventant : la méthode Elvis is back

A votre grande surprise, vous vous trouvez dans la même situation qu’Elvis Presley à Noël 1968. De façon remarquable, alors qu’il devenait démodé, il a su allier authenticité et modernité pour opérer un retour gagnant au cours d’une émission Elvis is back special. Comme pourriez-vous vous inspirer de son histoire extraordinaire pour insuffler un nouveau souffle à votre gîte ? Pourriez-vous comme lui, miser sur ce qui fait votre particularité tout en vous adaptant aux envies d'aujourd'hui ?

Identifier vos atouts

Pour réussir, Elvis était demeuré fidèle à son style propre tout en collaborant avec des musiciens talentueux et en modernisant son approche. Vous aussi, commencez par dresser un bilan : qu'est-ce qui confère à votre gîte sa singularité ? Peut-être s'agit-il de son authenticité, de son histoire ou de son cadre champêtre. Même si votre clientèle habituelle a évolué, ces points forts demeurent et c’est votre « parler vrai ».

Renouveler l'expérience

Pour séduire une clientèle plus jeune et davantage soucieuse de sens, misez sur les tendances actuelles en vous inspirant de ces idées répertoriées dans ce fichier :

  • Écotourisme et durabilité : aménagez des espaces avec des matériaux naturels bio climatiques, mettez en valeur votre jardin ou votre verger, et proposez des activités liées à la nature.
  • Confort moderne allié à l'authenticité : associez des éléments rustiques à des touches contemporaines, comme du mobilier minimaliste ou un éclairage DEL. Or, celarequiert souvent des matériaux simples et donc économiques.
  • Expériences uniques : organisez des ateliers de cuisine, des randonnées guidées, ou des activités telles que l' l’accrobranche et les escape games.


Communiquez avec impact grâce au storytelling

Votre gîte raconte une histoire (lisez mon article sur le storytelling), et c'est cette histoire qui captivera vos clients. Inspirez-vous de ces éléments clés pour construire votre récit propre :

  • Mettez en avant vos origines : Le décors de l’émission Elvis is back casse les codes, il est très sobre. Un ring, la veste en cuir noir, une Gibson, des scènes évoquant ses films musicaux et le public, rappelle les origines du succès d’Elvis. Vous aussi, racontez l'histoire riche de votre demeure ancestrale, les transformations qu'elle a connu au fil du temps ainsi que votre lien personnel à ce lieu chargé de souvenirs.
  • Valorisez votre singularité : La voix d’Elvis fait toute sa particularité, rappelant les bluesmen noirs. Alors, vous aussi, expliquez ce qui rend votre gîte unique parmi les autres, que ce soit son environnement ou les expériences atypiques proposées aux visiteurs.
  • Misez sur la surprise : Elvis a surpris par ses improvisations à la guitare pendant cette émission. Offrez à vos clients des plaisirs impromptus, tels qu'une dégustation de produits locaux ou une activité bonus révélée sur place pour piquer leur curiosité.
  • Adaptez-vous à votre public : Elvis surprend aussi par des nouveaux arrangements avec les meilleurs musiciens de l’époque. Alors, si vous attirez des familles avec de jeunes enfants, misez sur le participatif et des thèmes ancrés dans la nature pour leur plus grand plaisir.

Racontez votre renouveau

Pour convaincre, une communication efficace se doit de relater une histoire cohérente autour d'un message clair. Elvis Presley en est le parfait exemple pour être resté le King près de 50 ans après sa mort. Montrez comment votre demeure a évolué pour répondre aux attentes actuelles tout en préservant son authenticité.

  • Exemple de message : « Notre longère a traversé les âges, mais elle se réinvente aujourd’hui pour vous offrir une expérience unique : Nous avons écouté vos envies de modernité tout en préservant l'âme de ce lieu chargé d'histoire. Aujourd'hui, notre gîte offre des équipements modernes – Wi-Fi haut débit, literie premium, et espaces de détente éco-responsables – tout en conservant le charme rustique des poutres anciennes, des murs en pierre, et du feu de cheminée qui crépite doucement les soirs d'hiver.

Faites découvrir l'inattendu

  • Promotions exclusives : Offrez une surprise (panier gourmand local, activité bonus) aux premiers réservataires.
  • Teasing visuel : Partagez des publications énigmatiques avec des détails ou images floutées : « Une dégustation mystérieuse vous attend... Devinerez-vous de quoi il s'agit ? »
  • Mettez en avant des événements : « Rendez-vous le 15 mai pour une soirée exceptionnelle autour du feu accompagnée de musiciens régionaux. »

Finalement, misez sur vos atouts

En 2025, votre gîte peut redevenir une destination prisée en misant sur son authenticité et en se modernisant avec subtilité. À l'image d'Elvis Presley, misez sur ce qui fait votre force et racontez une belle histoire. Les nouvelles tendances touristiques sont une opportunité pour valoriser ce que vous avez déjà, tout en proposant des expériences originales adaptées à votre public.

Réinventez votre gîte, attirez une nouvelle clientèle et faites de 2025 l'année de votre grand retour !